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    Une femme

    Telle une étoile, tel un phare

    Son amour l’a surpris
    Au milieu de nulle part.

    Une femme sourit.

    La musique de son corps
    Puissante et envoûtante
    Joue le sien en accord.

    Une femme supplie.

    Montent vers le ciel endormi
    De langoureux soupirs
    Tels des papillons de nuit.

    Une femme gémit.

    Heureuse, épanouie
    Passe le bleu du temps
    Sans nuage ni mélancolie.

    Une femme vit.

    Douleurs et spasmes intenses
    Secouent son corps meurtri
    Chaud soleil, neige blanche.

    Une femme prie.

    Une ultime poussée, un léger cri
    Bienfaisante délivrance
    Un amour d'enfant surgit.

    Un homme pleure, une femme sourit.

     

    ♥ Pour Simon, mon fils ♥

     

    Ce texte est la propriété de Passe-Rose, tous droits réservés© 

     


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    Je suis en colère contre toi Dieu
    Que fais-tu à mon frère, mon tendre ami ?
    Tu lui retires peu à peu sa vie.

    Que veux-tu à la fin ?
    Il n’y a plus ni jour ni nuit
    Quand tu laisses la mort rôder sans bruit.

    Alors, je t’en supplie…

    Laisse-moi devenir soleil
    Pour réchauffer ses os
    Déjà la maladie a tant griffé sa peau.

    Laisse-moi devenir étoile
    Pour éclairer ses nuits
    Et éloigner de lui les anges gris.

    Laisse-moi devenir gouttes d’eau
    Pour apaiser son corps enflé
    Et nourrir ses lèvres assechées.

    Laisse-moi devenir musique
    Pour interpréter les larmes de ses yeux
    Et les remplacer par une rose bleue.

    Laisse-moi prendre sa douleur
    Quand je lui tiens la main
    Infiltre-lui une fleur de jasmin.

    Je suis en colère Dieu !

    Pourquoi le condamner si vite
    Il ne peut rien contre toi
    Toi, le Tout-Puissant, l'Enfant-Roi...

    Ne le laisse plus souffrir
    Prends-le si c’est ce que tu veux
    Toi qu'on dit si miséricordieux !

     

    passe-rose ©

     

    Pour Jean-Marc, mon frère que j'aimais tant

    décédé d'un cancer des poumons à l'âge de 64 ans

    le 6 avril 2013 et sa fille a eu un petit garçon le 4 avril,

    deux jours avant au même hôpital.

    Désolée de ne pas avoir mentionné la date.

     

    Ce poème était ma manière à moi de soulager un peu ma peine.

     

     

    Lettre à Dieu

     

     


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    Rires et silences

    Elle avance doucement dans la pénombre
    Une lumière rose se répand autour d'elle
    L'éclairant merveilleuse sous la tonnelle
    Que j'aime cette amie et comme elle est belle.

    Elle escalade les marches arcs-en-ciel
    Robe miroitante, doux coloris pastels
    Elle avance par farandole de feuilles
    Mélodie d'amour et mirifique clin d'oeil.

    Portant colliers, bagues et bracelets ambrés
    Eau secrète tournoyant comme un manège
    Princesse des mille et une nuits, menue fée
    Tenant dans sa main un lotus blanc comme neige.

    Des larmes coulent dans son rire sarabande
    Elle ouvre son coeur, fragile faïence
    Femme tango, femme gitane
    Immuable lierre liant nos rires à nos silences
    Stalactite, miroir reflétant nos états d'âmes.

    passe-rose ©

     

    Ce texte est la propriété de passe-rose

    Tous droits réservés ©

     

    Rires et silences...

     

    Ce poème "d'amitié et de fantaisie" est dédié à toutes mes amies ! 

     


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    M'entends-tu maman ?

     

    J'ai la nostalgie de tes yeux posés sur moi

    Quand tu plongeais ton regard entre mes cils d'enfant

    Tu m'apprenais ce couplet que je chantais à deux ans

    "Mon amour, pour toujours, soit aimant..."

     

    Puis, ma petite main à la tienne réunie

    Je trottinais entre les pommiers fleuris

    Nous coupions les roses sauvages du jardin

    Nous étions si bien ensembles, tu te souviens ?

     

    Le soir, en brossant  mes cheveux dorés

    Tes doigts caressaient mon visage d'enfant

    Tu me disais que j'étais belle comme une poupée

    Mais je te ressemblais tellement maman.

     

    Dans mon journal, le temps d'écrire quelques lignes

    Les années ont passé, tu as vieilli et papa aussi

    Et la maladie, sournoise, t'a rattrapée

    Puis, le coma cruel est arrivé à pas feutrés.

     

    Comment était-ce déjà quand tout s'est arrêté

    Ce 16 février où tu nous as quitté

    Le vent se plaignait longuement, affligé

    Et la neige tourbillonnait, ne sachant où aller.

     

    Tes yeux se sont ouverts soudainement

    Seule avec toi, j'ai chuchoté en pleurant

    "Tu peux partir maman, on veillera sur papa"

    Alors, vaincu ton coeur a cessé le combat.

     

    De cristaux gelés mon coeur est rempli

    Tu étais mon paysage de chaque instant

    J'ai si froid, reviens me réchauffer

    J'ai tant de peine, reviens me consoler.

     

    Je voudrais entendre ton rire et ta voix

    Voir ton beau visage et le serrer contre moi

    Je redeviendrais petite fille juste un instant

    Pour être dans tes bras, encore une fois maman.

     

    M'entends-tu te dire "Je t'aime maman " ?

     

    M'entends-tu maman ? 

     

     

    M'entends-tu maman ?

      

     

     Quand j'étais petite, sur la grande terre  de mes parents,

    on avait un cerisier juste en face de la maison

    et papa faisait du vin de cerise qu'il offrait fièrement

    à la parenté qui souvent venait nous visiter.

     

    On avait des pommiers et des roses sauvages près du jardin que maman cultivait

    et nous avions donc toutes sortes de légumes pour l'année durant.

     

    Elle faisait aussi des confitures car nous allions ramasser avec elle

    les petits fruits l'été en haut de la montagne.

    Elle préparait un bon pique-nique que nous avions hâte de manger à l'ombre des arbres.

    Ce sont tellement de beaux souvenirs que nos parents nous ont laissé.

     

    Je vous souhaite une belle fin de journée, ici le ciel est nuageux avec 12 degrés seulement.

    Pleins de bisous du coeur mes ami(e)s ! 

     

     

    M'entends-tu maman ?

     


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    Coeur de porcelaine

     

     Coeur de porcelaine

     

    Je suis un coeur de porcelaine

    Fragile comme papillon de nuit

    Une parcelle du jardin d'Eden

    Où ma peine latente se réfugie.

    Coeur de porcelaine

    Je suis une vague de caresses

    Où l'on vient s'abreuver sans bruit

    Sur ton âme un jardin de tendresse

    Où l'on s'accroche les jours de pluie.

    Coeur de porcelaine

    Je suis une fleur solitaire 

    Au milieu d'un pré d'organdi

    Mes pétales s'envolent en prière 

    Prélude à mes 60 ans de vie. 

    Coeur de porcelaine

    Je suis bonheur et espérance

    Tristesse et nostalgie

    Vers l'amour je vole, urgence

    Ne laisse pas mon coeur meurtri. 

     

    Coeur de porcelaine  


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